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Les atouts de VitamFero

Technologie

Incontestablement, Toxoplasma gondii et Neospora caninum possèdent naturellement des propriétés immunostimulantes d’intérêt. Une infection chronique par ces parasites est capable d’induire une protection croisée contre différents types d’organismes infectieux.

Outre leur utilisation en tant que vaccins stimulant une réponse immune spécifique, en activant l’immunité innée et la production de cytokines dans l’organisme infecté, les souches de T. gondii et N. caninum induisent une protection vis-à-vis d’un large spectre d’agents infectieux.

VitamFero exploite donc ces caractéristiques propres à T. gondii et à N. caninum pour la préparation de vaccins vivants atténués et d’immunostimulants de la réponse innée.

Issue de son partenariat avec l’INRA, le CNRS et l’Université François-Rabelais de Tours, la technologie brevetée de VitamFero s’appuyant sur les souches Toxo KO et Neo KO repose sur l’élimination sélective, totale et irréversible de certains gènes de virulence par une approche particulière de génie génétique.

Vice-Président Finance & Opérations

Produits

Pour l’heure, les pathologies ciblées par nos produits en développement sont des parasitoses :

  • La toxoplasmose ovine (agent étiologique :Toxoplasma gondii), infection fréquente en France touchant aussi bien les mammifères que les oiseaux. Chez les mammifères, la prévalence est très variable selon les espèces : 30% pour les moutons, 23,5% pour le porc, 12,5% pour les bovins et 6,5% pour les équidés (Rapport de AFSSA 2005). Chez l’homme, la toxoplasmose, dont l’hôte définitif est le chat, reste fréquente avec des prévalences variables en fonction des régions du globe et parfois même à l’intérieur d’un même pays. En France, la séroprévalence est en diminution mais reste élevée. De 82% en 1960, elle diminue régulièrement depuis 40 ans, 66% en 1982 puis 54% en 1995 et 44% en 2003. La toxoplasmose a un impact non négligeable. Chez les animaux d’élevage, elle constitue la première cause de maladie abortive, particulièrement chez la brebis si l’infection a lieu au cours de la première gestation. Elle serait responsable chaque année de près de 1 million d’avortements en Europe ce qui souligne l’impact économique important pour les éleveurs.

 

  • La néosporose bovine (agent étiologique : Neospora caninum), infection dont les symptômes sont similaires à ceux de la Neospora caninum a pour hôte définitif le chien. Ce parasite apicomplexe infecte les animaux de rente (bovins, équidés, ovins, caprins) mais est principalement présent chez les bovins. La néosporose est une protozoose abortive chez les bovins. Présente un peu partout dans le monde, elle est la cause de 5 à 25 % des avortements rencontrés principalement dans les troupeaux laitiers mais aussi en élevage allaitant. La prévalence de la néosporose diffère considérablement selon les pays, comme le démontrent les nombreuses études réalisées par pays. La séroprévalence mondiale moyenne, d’après une étude sur 10 pays, est de 16,1 % pour les vaches à lait (de 3,8 % à 89,2 %) et de 11,5 % pour les vaches à viande (de 2,5 % à 81,7 %) (Reichel et al. 2013). Les pertes économiques liées à la néosporose concernent principalement les problèmes de reproduction. Outre les pertes fœtales directes, des coûts indirects interviennent notamment concernant les professionnels de santé qui interviennent sur le terrain, l’établissement d’un diagnostic, les pertes possibles au niveau du rendement de lait ou encore les coûts de remplacement/élimination des animaux. L’estimation du coût total de la néosporose dans l’industrie bovine est estimée à plus de 1,298 millions de dollars américains par an, avec une répartition de 2/3 pour les vaches à lait et 1/3 pour les vaches à viande (Reichel et al. 2013).

 

  • La cryptosporidiose bovine (agent étiologique : Cryptosporidium parvum), est une zoonose parasitaire qui affecte essentiellement les ruminants, susceptible d’infecter les individus immuno-déficients ou les nouveaux-nés ne disposant pas encore d’un système immunitaire mature. Cette maladie, pour laquelle il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement complètement efficace, reste aujourd’hui dans les élevages, la première cause des entérites diarrhéiques des nouveau-nés et est responsable de retard de croissance et de mortalité. La prévalence de la Cryptosporidiose chez l’Homme immunocompétent est évaluée à 1-2% en Europe, 0,6 à 4,3% en Amérique du Nord contre 3-20% dans les pays en voie de développement (de Oliveira et al., 2007 ; Nahrevanian et Assmar, 2008). Les personnes les plus exposées sont les enfants âgés de moins de 4 ans, les personnes âgées, les individus immunodéficients/immunodéprimés et les personnes atteintes de malnutrition. La prévalence dans les élevages de ruminants est difficile à estimer. Cependant, quelques études en Europe permettent d’observer une prévalence comprise entre 20 et 70% dans les élevages bovins (44% en Irlande, Constant 2001 ; 68% en France, Tartera 2002 ; 21,5% en Allemagne, Joachim et al., 2003, 50,6% au Danemark, Langkjaer et al., 2007), entre 18 et 75% dans les 53 élevage ovins (18,3% en Pologne, Majewski et al., 2000 ; 59% en Espagne, Causapé et al., 2002 ; entre 53-74% au Royaume Uni, Chalmers et al., 2005). Chez l’animal adulte, l’infection est asymptomatique alors qu’elle peut être létale en absence de traitement chez les nouveau-nés entraînant des pertes économiques élevées de par la mortalité et les coûts liés aux réhydratations et aux traitements.

Les micro-organismes responsables de ces maladies sont des parasites de la famille des apicomplexes. Il s’agit d’êtres unicellulaires (eucaryotes) qui, de par les ravages qu’ils peuvent causer dans les élevages, ont, non seulement de graves conséquences chez l’animal. Ils ont ainsi un impact socio-économique non-négligeable qui doit être considéré avec la plus grande attention. Leur importance en santé vétérinaire est donc considérable.

VitamFero a établi plusieurs preuves de concept pour 2 candidats vaccins dirigés contre la toxoplasmose ovine et la néosporose bovine.

VitamFero investit également sur le segment des immunostimulants de la réponse innée avec une première preuve de concept établie dans une approche destinée à prévenir les effets délétères de la cryptosporidiose chez le jeune ruminant.

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